Actualité des activités de recherche-action de David Capes

En qualité d’agent public contractuel, je contribue à l’action PLACE programmé durant les années 2018-2019-2020 du Département de la Gironde avec le soutien de financements européens (FSE). La PLAteforme de Coopération pour l’Emploi culturel accompagne le développement des projets de personnes ayant des activités professionnelles dans les arts, la culture, le patrimoine, l’économie créative… en Gironde. Voir : https://www.gironde.fr/culture/soutien-la-vie-culturelle-et-artistique#place

Cette base d’activité me permet de prolonger dans trois directions mes intérêts pour des démarches d’intervention-recherche (qu’elles soient ou non explicitées comme telles) :

  • Expliciter des modalités d’intervention-recherche en socio-économie esthétique permettant de préciser des conditions de viabilité d’activités proposant des expériences de valeur artistique et/ou culturelle auprès de publics, participants, clients, financeurs…
  • Plus spécifiquement en 2021 : identifier le rôle des innovations et du développement des compétences de gestion d’une présence active sur le web en tant que moyens de viabiliser des offres et propositions artistiques et culturelles.
  • Définir, tester, vérifier comment telles conditions de viabilité d’activités artistiques et culturelles sont favorisées par des mise en synergie de politiques publiques avec des modalités privées de valorisation : de contenus d’expérience,  de dynamiques et de liens sociaux, de contenus d’apprentissage et d’expérience, de produits et services, d’images et de facteurs d’attractivité de territoires, d’images et dynamiques internes d’organisations ou d’entreprises…
  • Poursuivre – dans le cadre d’accompagnement personnalisée et d’efforts de coordination autour des personnes – une approche personnaliste et social-pragmatiste de l’activation de développement (associant potentialisation de situations & actualisation de potentialités),
  • Tester, renouveller et améliorer des modalités d’intervention en faveur de dynamiques d’entraide, demande insistante des participants au précédents programmes PLACE (2015 à 2020),

La démarche consiste à associer les personnes : _des participants développant leurs activités et _des contributeurs à leurs efforts. Ces activités sont basées sur des pratiques créatives (de la musique, du mouvement, du chant, du dessin, de la création plastique et audio-visuelle, de l’écriture, de la performance poétique et littéraire…) s’appuie sur des questionnements [qui ont leurs arrière-plans méthodo-critiques créatifs] sur la viabilité des dynamiques créatives qu’ils cherchent à faire exister (durablement ? et si oui sur quelle durée ?).  Chaque orientation de développement est envisagée comme s’inscrivant dans un continuum entre les domaines de l’art, de la culture et/ou de l’économie créative. Les activités peuvent être pensées et développées comme exclusivement « culturelles » ou bien s’insérer dans et/ou interagir avec les entreprises de production ou de services (y compris financiers), les réseaux inter-entreprises, l’économie sociale,  l’action sociale, l’éducatif, le mieux-être. La dimension financière est omniprésente mais considérée comme une dimension dans un contexte de pensée et d’action multidimensionnelle.

Tel projet est envisagé comme : a] porté par un sujet (qui peut prendre une forme collective) porteur d’une parole et d’un rythme proposant un discours vibrant à des publics réceptifs  – b] produit et s’appuyant sur une dynamique caractérisée comme un agencement de facteurs : [identité(s)/projet(s)], [rencontre(s)] , [pensée(s)/propos], [pratiques], c] intéragissant , tel un organisme, avec son environnement avec lequel il échange des ressources vitales.

Chaque dynamique est accompagnée, activée [des interventions] en même tant qu’examinée et évaluée [ce qui a valeur de recherche réflexive pouvant être support de projets de publications].

L’intervention-recherche cherche à aider à connaître pour agir, et à aider à agir en mobilisant des connaissances, pour choisir des interventions sur ces facteurs, en conscience de leurs : valeur, efficacité, coût et pertinence (y compris esthétique) :

– capitaliser une connaissance et une affirmation de la valeur et du sens associé(s) à être/faire soi (personnellement ou collectivement) [identité(s)/projet(s)]

– s’appuyer sur et favoriser la rencontre de publics et de partenaires de la création et diffusion des supports d’expression [rencontre(s)]

– donner l’occasion d’une réflexivité s’explicitant en pensée de soi (personne/collectif) et des autres (personnes/collectifs) et de ces oeuvres créatives que l’on présente dans des textes et sous-textes accompagnant les propositions créatives [pensée(s)/propos]

– prendre appui sur et revenir toujours à des pratiques inaugurales qui peuvent/doivent être approfondies, questionnées, configurées/reconfigurées et développées comme telles en tant qu’elles font l’art (l’art ne peut pas ne pas être un faire ; même lorsqu’il est « immatériel », comme chez les conceptuels, il est support d’un faire , qui, chez eux est un faire penser)  [pratiques] ( à noter que le facteur [pratiques]  est à la fois dernier et premier dans le cercle vertueux créatif).

Parallèlement à cette activité, je suis devenu propriétaire de terrains (au sens foncier du terme), terrains d’autres expériences, pratiques et expérimentations de plusieurs fondamentaux anthropologiques, esthétiques, politiques et socio-économiques , via des dynamiques et des liens actifs et coproductifs : au sol, au végétal et à l’animal et au technico-économique dans des démarches d’éco-culture, d’éco-élevage  et d’éco-agro-tourisme ( coproduire des plantes et des animaux valorisables comme des produits agroalimentaires et des espaces avec valeur d’accueil en agro-tourisme ) éclairés par les héritages (questionnés et assumés dans leurs dimensions imaginaires stimulant la créativité et la réflexivité) de fondamentaux anthropologiques (dont l’approche goethéenne).

Parcours antérieur : 

Pendant 15 ans, de 1993 et 2008  j’ai pris appui sur mes activités de Consultant, indépendant et pour le Creder ; et d’Enseignant-Chercheur, pour les Universités de Bordeaux, Montesquieu & Montaigne, de San Marcos (TX) , de Suffolk (Boston) et de Toulouse, pour traiter de l’actualité des acquis du social-pragmatisme et de leur applicabilité aux nouvelles économies collaboratives et créatives, à l’engagement citoyen y compris entrepreneurial et à la co-administration publique – ce que j’ai pu faire en bénéficiant d’une collaboration étroite avec le Pr Patricia Shields de Texas State University (qui fait partie – au tournant du XXIe siècle – des pionniers dans le domaine). Une thèse en 2001 en communication & management appliqués à l’activation des potentiels de développement social, organisationnel et territorial, ainsi que diverses activités de recherche ont conforté ces acquis. À partir de de 2008,  je me suis investi, en tant que professionnel privé répondant à des marchés publics, dans le cadre des actions  du Département de la Gironde qui a une politique particulièrement innovante dans le domaine, et avec le soutien de financements européens (FSE) dans plusieurs cycles de projets d’activation des potentiels socio-professionnels de personnes et de structures qui font l’Economie créative de la Gironde. Avec une pleine participation à un programme similaire du Ministère de la Culture et d’Audiens en Île de France, avec contributions à des projets du Département de Paris et du Studio des Variétés.